Nous sommes en 2018. Ceux de ma génération qui n’ont goûté quelques bons vers de Brassens, lu quelques belles pages de Prévert, de Voltaire, de Maupassant, quelques mots d’Hugo, de Jules Renard ou d’Aragon, ceux-là donc n’ont pas de tourment, point de raison de se poser des questions sur leur foi et celle des autres. Convenez qu’il y a de quoi développer une belle fibre anticléricale, non ? Les lâches pontifs du Vatican, la banque du saint esprit, les mitres, les calottes, les étoles, les croix, les chasubles, l’or, les secrets, l’arrogance, le mensonge, les catiminis, beurk ! Les prêtres sont souvent gay… Jusque-là, tout va bien. On peut aussi être conseiller d’état, écrivain, inventeur, poète, roi, couturier, tennis-woman, philosophe, musicien, chanteur, acteur, tsar, peintre (j’ai la liste si ça vous intéresse !), baron, danseur et j’en passe…
Le problème des prêtres catholiques, comprenez-vous, c’est qu’ils font vœu de célibat… Faut vous faire un dessin ?
Retour sur une coutume aussi stupide que perverse qui consiste à imposer la torture de la solitude à qui que se soit, dès lors que Jésus lui-même était probablement marié. Décidément, qu’il nous le renvoie, son messie, la-haut, qu’il s’y colle. C’est le moment de remettre un peu d’ordre dans les ordres.
Pierre d’o