Il fallait que je ponde quelque chose pour le printemps…
Je sais pas moi…un truc sympa, un petit papier qui bourgeonne, quelques mots qui s’envolent. Un truc où vous pourriez me dire que je devrais en faire plus souvent… Un truc facile avec des jolis mots, des paroles qui s’enfilent, des idées qui s’entrechoquent… Ce qui me choque, en ces temps de giboulées électorales, de râles radicaux, de gel spirituel, ce qui fait de moi un de ces anars dépités, c’est de mesurer la mauvaise foi des anti-écolos. Pendant cent ans, tout à leur euphorie béate, nos aïeux  ont copieusement ignoré l’impact désastreux de l’ère industrielle sur la nature. Puis quelques illuminés – auxquels disons-le, sandales et chandails en jute n’ont amenés aucun crédit – ont avancé que peut-être, le plomb, les phosphates, le mercure, le c02 et quelques charmants résidus de notre progrès pourraient éventuellement causer quelques menus désagréments… mais peut-être, seulement…
Les verts étaient nés, et avec eux leurs sceptiques, niant sauvagement les effets des émissions massives des gaz à effet de serre. Prend garde à toi, ô ma terre, ma planète bleue qui a survécu cinq milliards d’années durant aux parasites égoïstes qui t’ont colonisée. Un nouveau type d’ennemi prend forme aujourd’hui, résigné, ne niant plus, ne doutant plus, n’objectant plus. Une race qui accepte, qui se délecte et se vautre dans le luxe et la débauche de la croissance…
Quand on leur dit que la terre ne peut faire vivre décemment qu’un milliard d’individus, ils répondent: « Et alors ? »

Pierdo